En 2004, Mary-Pierre Vadelorge réalise un film sur Jean-Pierre Laurent, homme de théâtre dans les années 1970-1990 dont l'aventure locale est exemplaire "d'un art vécu avec passion".

A cet hommage, juste et sensible, il manquait d'y assortir une œuvre plastique et picturale d'une grande richesse, gage d'un parcours profus et virtuose.

Pour ses spectacles, il a créé des dizaines de masques, peint autant d'aquarelles, il a également conçu les maquettes pour les costumes et les décors, des affiches...

Son travail sur le masque est certainement le plus emblématique d'un geste fécond, sans cesse renouvelé, placé sous le signe de la lumière, de la couleur et des volumes.

Cet ouvrage rassemble une iconographie et des textes qui montrent les différentes pistes explorées sans souci de chronologie. Pourtant un ordre s'est imposé de lui-même. Les masques antiques d'abord. Viennent ensuite les caricatures expressionnistes de Mathusalem avec ces costumes outrés illustrant la farce grinçante. Enfin, les masques subtils de la Commedia qui serviront la cause des Fourberies de Scapin, du Mariage Forcé, du Médecin Volant et quantité de lazzi.

Il s'agit là d'un modeste aperçu des moments forts d'une œuvre, celle d'un artiste passionné et dense, d'un homme assidu, curieux de tout, sans cesse en recherche et en proposition.

Il fallait en rendre compte.


 

 

 

Cet ouvrage est en lien avec l'exposition Masques de théâtre et aquarelles qui se tiendra à l'Université de Caen à partir du 17 février 2014 avec le soutien de la Maison de l'Etudiant.

 

 

 

 

 

Prix de vente : 18 €

En souscription : 15 € jusqu'au 20 novembre